Momies, vampires, fantômes, bestioles qui rôdent la nuit : le vignoble a de quoi remplir un film d’horreur. Un vigneron passe l’année à bichonner ses vignes, et il suffit de quelques minutes d’orage ou d’une seule nuit trop fraîche pour que douze mois de boulot partent en fumée.
Si on dressait le bestiaire de ces monstres on aurait : ceux qui tombent du ciel, ceux qui s’attaquent aux feuilles et aux grappes, ceux qui se planquent dans la cave, et ceux à poils et à plumes. Dans cet article, je te présente chacune de ces bêtes : où elle vit, ce qu’elle abîme, comment les vignerons lui résistent, et un indice de frousse de 1 à 5. Frissons garantis !
Les monstres du ciel
Ceux-là le vigneron ne peut pas les négocier, il peut seulement se préparer et serrer les fesses.
Le gel, le tueur de bourgeons
Indice de frousse : 😱😱😱😱😱
Habitat et saison de chasse : les nuits claires et sans vent, de la fin de l’hiver jusqu’au printemps, voire jusqu’à mai. Il adore les parcelles en creux et le fond des vallées, parce que l’air froid, plus lourd que l’air chaud, s’y glisse et s’accumule comme l’eau dans une baignoire.
Pourquoi il est méchant : au printemps, la vigne se réveille. Ses bourgeons, ces petites boules duveteuses qui renferment les futures feuilles et les futures grappes, gonflent puis s’ouvrent : c’est le débourrement. Tant qu’ils sont fermés, ils encaissent des froids sévères sans aucun problème. Mais une fois ouverts, ils sont gorgés d’eau et deviennent fragiles. Si le thermomètre descend à -2 /-3 °C (ou pire), cette eau gèle à l’intérieur des cellules, qui éclatent. Le bourgeon noircit et rend l’âme. Un bourgeon, c’est une grappe en devenir : pas de bourgeon, pas de raisin. La vigne peut repartir avec des “bourgeons de secours”, mais ils donnent beaucoup moins de fruits.
Les vieux vignerons se méfient d’ailleurs des « saints de glace » : trois jours autour de la mi-mai (les 11, 12 et 13 mai) réputés pour leur dernier coup de froid.
Comment se défendre : on ne peut pas réchauffer un vignoble entier, mais on peut tricher un peu. Certains allument des bougies ou des bidons chauffants dans les rangs, en pleine nuit, ce qui donne des vignes qui ressemblent à des campagnes de feu follet. Niveau écologie, on est pas au max… D’autres installent des éoliennes antigel ou font voler des hélicoptères au ras des vignes : l’air est souvent plus chaud quelques mètres au-dessus du sol, et on le brasse pour le faire redescendre. Et il y a la technique la plus contre-intuitive : arroser les vignes pendant la gelée. L’eau créé une bulle de protection autour du bourgeon et le maintient le bourgeon autour de 0 °C au lieu de -3 °C. On protège du gel en fabriquant de la glace. Habile.
La grêle, le mitrailleur
Indice de terreur : 😱😱😱😱😱
Habitat et saison de chasse : les orages du printemps et de l’été. Elle est ultra localisée : une parcelle peut être rasée pendant que sa voisine, à quelques centaines de mètres, n’a pas pris un grêlon sur la tronche.
Pourquoi il est méchant : les grêlons déchirent les feuilles, éclatent les baies (les grains de raisin), cassent les jeunes pousses. Les baies blessées pourrissent, et les blessures sur le bois peuvent handicaper la vigne l’année d’après. Quelques minutes suffisent pour flinguer une récolte entière. Le pire, c’est l’impuissance : le.a vigneron.ne regarde le ciel virer au noir en sachant qu’il n’y a rien à faire.
Comment se défendre : les filets anti-grêle, tendus au-dessus des rangs, sont efficaces mais coûteux et lourds à installer. Certains misent sur les canons anti-grêle : ça envoie des fusées qui diffusent de l’iodure d’argent dans les nuages dans le but de multiplier les noyaux de glace pour obtenir plein de petits grêlons au lieu de quelques gros. D’autres types de canons envoient des ondes de chocs (détonations jusqu’à 130 dB) toutes les 5 secondes pour perturber la formation des grêlons en altitude. Les résultats scientifiques sont discutés, disons-le franchement. Reste l’assurance récolte, qui n’empêche pas la casse mais peut éviter de mettre la clé sous la porte.
La canicule, le dragon
Indice de terreur : 😱😱😱
Habitat et saison de chasse : les étés torrides, dans le sud mais pas que, il gagne du terrain
Pourquoi il est méchant : au-delà de 35 °C sur la durée, la vigne ferme les minuscules pores de ses feuilles (les stomates) pour ne pas perdre son eau, et se met en pause : plus de croissance, plus de maturité. Les grappes exposées au soleil subissent l’échaudage, une vraie brûlure : les baies virent au brun, se dessèchent et finissent en raisins secs.
Comment se défendre : garder les feuilles pour faire de l’ombre, pulvériser du kaolin (une argile blanche qui joue les crèmes solaires), couvrir le sol de végétaux pour garder de la fraîcheur. On a tout détaillé dans notre article dédié : Comment la vigne survit-elle aux fortes chaleurs et à la sécheresse ?
Les monstres du sol
Les plus sournois du bestiaire. Ce sont des micro-organismes invisibles à l’œil nu qui s’installent, se multiplient, et dont on ne voit les dégâts qu’une fois la casse faite. La plupart sont des champignons arrivés d’Amérique du Nord au XIXe siècle, planqués dans des plants de vigne importés.
Le mildiou, le spectre
Indice de terreur : 😱😱😱
Habitat et saison de chasse : le printemps et le début de l’été, dès que la pluie et la chaleur se donnent rendez-vous. Le mildiou raffole du temps lourd et humide.
Pourquoi il est méchant : il commence par de discrètes tâches jaunâtres sur les feuilles, comme des « tâches d’huile », puis un duvet blanc apparaît sous la feuille quand l’air est humide. Il s’attaque ensuite aux grappes, dont les baies brunissent et se dessèchent. Un point à comprendre : une feuille, c’est l’usine à sucre de la plante. Grâce à la lumière, elle fabrique le sucre qui va gonfler les raisins (c’est la photosynthèse qu’on t’a appris en SVT en 6e). Feuilles détruites = plus de sucre = plus de raisins mûrs. Une attaque sévère peut tout ravager en quelques semaines.
Comment se défendre : avec un remède né d’une histoire plutôt cocasse. À la fin du XIXe siècle, dans le Médoc, des vignerons aspergeaient les rangs en bord de route d’un mélange bleu-vert de sulfate de cuivre et de chaux, pour dégoûter les voleurs de grappes. L’histoire raconte qu’un botaniste, Alexis Millardet, a remarqué que ces vignes-là résistaient bien mieux au mildiou. Le repoussoir à chapardeurs est devenu la “bouillie bordelaise”, toujours utilisée, y compris en bio. Le cuivre s’accumulant dans les sols, les doses sont limitées. D’où l’intérêt des cépages résistants, croisés pour encaisser la maladie, et de la surveillance météo pour traiter au bon moment.
L’oïdium, le fantôme poudreux
Indice de terreur : 😱😱😱
Habitat et saison de chasse : de la floraison à l’été, par temps doux. Contrairement au mildiou, il n’a pas besoin de pluie. Une atmosphère tiède lui suffit.
Pourquoi il est méchant : une poudre blanc-gris, comme de la cendre ou de la farine, se dépose sur les feuilles et les grappes. Sur les baies, la peau durcit puis se fend, et le grain éclate en laissant les pépins à nu. Les raisins touchés donnent des vins au goût de moisi, donc pas question de les mélanger à la vendange saine.
Comment se défendre : avec le soufre, sous forme de poudre ou de pulvérisation, utilisé depuis le XIXe siècle et autorisé en bio. Et en aérant les grappes, car ce fantôme déteste les courants d’air. Petit casse-tête : pour aérer, on enlève des feuilles, mais en cas de canicule, on préfère les garder pour faire de l’ombre. Le vigneron doit arbitrer selon la météo, un vrai dilemme cornélien.
Le black rot, le faiseur de momies
Indice de terreur : 😱😱😱😱
Habitat et saison de chasse : les printemps et étés chauds et humides. En hiver, il se planque dans les vieux grains momifiés restés sur la vigne ou au sol.
Pourquoi il est méchant : sur les feuilles, des taches brunes cerclées de foncé, avec de minuscules points noirs (ses réserves de spores, les « graines » du champignon). Sur les baies, une tache brune apparaît, puis le grain se ratatine, durcit et noircit : il est momifié. Black rot, ça veut dire « pourriture noire », c’est de l’anglais… Une grappe sévèrement atteinte est perdue, et une attaque généralisée peut emporter la récolte.
Comment se défendre : le nerf de la guerre, c’est le grand ménage. Les momies sont la source des spores de l’année suivante, donc on les ramasse et on élimine le bois malade en hiver, histoire de vider le cimetière. S’ajoutent des traitements adaptés au bon moment.
La flavescence dorée, le vampire
Indice de terreur : 😱😱😱😱😱
Habitat et saison de chasse : les vignobles où la cicadelle sévit, de la fin du printemps à l’automne.
Pourquoi il est méchant : cette maladie est due à un phytoplasme, une minuscule bactérie sans paroi qui vit dans la sève. Elle est transportée par un insecte d’environ 5 mm, la cicadelle (Scaphoideus titanus). Le scénario est digne d’un film de vampires : la cicadelle pique un cep malade et aspire sa sève infectée, puis va piquer un cep sain, et le contamine. Les symptômes : feuilles qui jaunissent (cépages blancs) ou rougissent (cépages rouges) et s’enroulent, rameaux qui restent mous et caoutchouteux au lieu de durcir, grappes qui se flétrissent avant maturité. Le cep meurt en quelques années. Aucun danger pour l’humain, mais ça tue la vigne.
Comment se défendre : il n’existe aucun remède pour un cep atteint : on l’arrache. La flavescence dorée est une maladie réglementée en France, avec lutte obligatoire dans les zones touchées : traitements contre la cicadelle et arrachage des ceps malades. Les pépiniéristes trempent aussi les plants dans l’eau chaude (autour de 50 °C) pour éliminer les cicadelles et leurs œufs. Avec elle, il n’y a pas de demi-mesure.
N.B. : et les vignerons en biodynamie ou en nature ? Tout ce qu’on vient de voir décrit la défense « classique » utilisée par les vignerons qui travaillent en conventionnel ou en bio. Les vignerons en biodynamie ou en nature ont une autre philosophie. Plutôt que de soigner la vigne quand la maladie menace, ils essaient de lui offrir l’environnement le plus sain possible pour que la maladie ne s’installe pas. Ils sont dans le préventif.Concrètement, ça passe par un sol vivant (herbe entre les rangs, compost), de la biodiversité (haies, arbres, insectes, animaux), une vigne robuste (taille douce, cépages adaptés à leur terroir) et des préparations à base de plantes, comme des tisanes d’ortie ou de prêle, pour renforcer la plante. C’est comme miser sur le sommeil, l’alimentation et le sport pour ne pas tomber malade, plutôt que de dégainer les médicaments au premier symptôme.Le pari est plus exigeant : une année très humide peut coûter cher, et il faut observer ses vignes de très près.
Les monstres de la cave
Le raisin est rentré à l’abri au chai (là où l’on fabrique et stocke le vin). On pourrait dire que ça y est on est peut enfin souffler, mais que neni : y’a encore des monstres, même ici, qui se cachent dans les cuves et les fûts.
Les bretts, les fantômes de l’écurie
Indice de terreur : 😱😱
Habitat et saison de chasse : les fûts en bois (les barriques), les cuves mal nettoyées, les vins qui gardent des traces de sucre.
**Pourquoi elles sont méchantes :**les Brettanomyces, Brett pour les intimes, c’est une levure sauvage. Une levure est un micro-organisme qui mange du sucre. Il ya les levures sympa, qui sont naturellement présentes sur les peaux des raisins et qui transforme le sucre en alcool. Les bretts, elles, produisent en plus des molécules (des phénols volatils) qui sentent l’écurie, le cul du cheval, le cuir mouillé, le pansement (chacun a son image). À petite dose, ça peut plaire à certains ce côté cuir et fumé. À forte dose, le vin sent franchement l’étable et c’est way too much.
Comment se défendre : hygiène de fer pour les fûts et le matériel, contrôle des sucres restants et usage des sulfites (le SO₂, un antiseptique et antioxydant utilisé depuis l’Antiquité) pour freiner ses ardeurs.
Le TCA, la bouteille maudite
Indice de terreur : 😱😱
Habitat et saison de chasse : un peu partout : le bouchon en liège, mais aussi le bois des fûts ou les murs d’une cave humide.
Pourquoi il est méchant : c’est le fameux « goût de bouchon ». Le TCA (trichloroanisole) se forme quand des moisissures rencontrent des composés chlorés, comme certains produits de nettoyage. Il sent le carton mouillé, la cave humide ou ton éponge à vaisselle, et il est détectable à des doses minuscules, de l’ordre de quelques milliardièmes de gramme par litre. Le vin n’est pas dangereux, mais tous les arômes de fruit disparaissent derrière cette odeur.
Comment se défendre : les bouchonniers analysent leurs lièges, des bouchons alternatifs existent (synthétiques, capsules à vis), et les vignerons surveillent l’hygiène de leurs caves. Petit conseil de consommateur : si tu tombes sur une bouteille bouchonnée au resto, tu peux la faire remplacer.
Le goût de souris, le plus glauque
Indice de terreur : 😱😱
Habitat et saison de chasse : les cuves et les fûts, plutôt là où le vin manque de protection.
Pourquoi il est méchant : rassure-toi, il n’y a pas de vraie souris qui est venue clamser dans les cuves de vin. Certaines bactéries et levures produisent des molécules qui donnent un arrière-goût de cage de rongeur, de vomi, de pop-corn rassis ou encore de peau de saucisson. Le plus vicieux, c’est qu’on ne le sent pas au nez : ces molécules ne s’évaporent presque pas dans un liquide aussi acide que le vin. C’est ta salive, moins acide, qui les libère, et l’arrière-goût débarque quelques secondes après avoir avalé. Le vin passe le contrôle au nez, et là, surprise.
Comment se défendre : Compliqué de prévenir son apparition, on fait gaffe à l’hygiène, on utilise des doses de sulfites bien calées et on surveille ses vins pendant l’élevage.
Source :
https://es20oenologie.com/le-gout-de-souris-dans-les-vins-origines-et-prevention/
Ils ne sont pas méchants, juste gourmands. Ce qui revient au même quand il s’agit de TA récolte.
Indice de terreur : 😱
Habitat et saison de chasse : les vignes proches des bois pour les mammifères, et à peu près partout pour les oiseaux. Chevreuils au printemps, sangliers et étourneaux quand les raisins sont mûrs.
Pourquoi ils sont méchants : les chevreuils grignotent les bourgeons et les jeunes pousses tendres (le gel les tue, le chevreuil les mange, double peine). Les sangliers déboulent en pleine nuit, se gavent de raisins sucrés et piétinent tout : grappes, piquets, fils de palissage. Les étourneaux arrivent en nuées de plusieurs milliers et picorent les baies mûres, capables de vider une parcelle en quelques heures.
Comment se défendre : clôtures électriques contre les mammifères, filets contre les oiseaux, effaroucheurs qui diffusent des cris de rapaces, cerfs-volants en forme d’oiseaux de proie, parfois même des fauconniers. Et la chasse encadrée, pour réguler les populations.
Comment les vignerons survivent à tout ça ?
Ils ont plus d’un tour dans leur sac. Ils prennent des assurances contre la grêle, le gel ou la sécheresse. Ils multiplient les parcelles, les expositions et les cépages (les variétés de raisin) : comme chaque cépage débourre à sa date, un gel de printemps n’attrape pas tout le monde en même temps. Ils surveillent la météo et leurs vignes au quotidien. Ils s’entraident entre voisins, se prêtent du matériel et des bras quand l’un d’eux prend un coup dur. Et ils gardent une bonne dose de résilience dans leur poche, indispensable pour tenir.
La prochaine fois que tu débouches une quille, dis-toi qu’elle a traversé tout ce bestiaire avant d’atterrir dans ton verre. Et si tu veux voir comment tout ça finit à la cave, on t’emmène du sécateur à la cuve dans notre article Les vendanges : de la vigne au chai.
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Les maladies de la vigne sont-elles dangereuses pour moi quand je bois du vin ?
Non, ces maladies s’attaquent à la vigne, pas à l’humain (la flavescence dorée est inoffensive pour nous). Le vrai risque, c’est pour le goût : des raisins touchés par l’oïdium donnent un goût de moisi, d’où l’importance de les trier à la vendange.
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Qu’est-ce que le goût de bouchon, et peut-on renvoyer une bouteille ?
C’est une odeur de carton mouillé ou de cave humide, due à une molécule appelée TCA. Elle n’est pas dangereuse pour la santé, mais elle masque tout le fruit du vin. Au resto, tu peux tout à fait demander à remplacer la bouteille.
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Un vigneron peut-il vraiment tout perdre en une nuit ?
Oui. Une nuit de gel au moment où les bourgeons s’ouvrent, ou un orage de grêle de quelques minutes, peut détruire une grande partie de la récolte. La grêle est tellement localisée qu’une parcelle peut être rasée pendant que sa voisine s’en sort. Pour limiter la casse, les vignerons ont des parcelles et des cépages variés, et une assurance récolte.
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Pourquoi voit-on des bougies, des éoliennes ou des hélicoptères dans les vignes la nuit ?
Pour empêcher le gel de tuer les bourgeons. Les bougies réchauffent l’air dans les rangs, tandis que les éoliennes et les hélicoptères ramènent vers le sol l’air plus chaud qui se trouve quelques mètres au-dessus. Il y a aussi l’astuce de l’arrosage : en gelant, l’eau libère un peu de chaleur, ce qui protège le bourgeon sous sa gangue de glace.
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C’est quoi le mildiou, et pourquoi les vignerons le redoutent autant ?
C’est un micro-organisme proche des champignons qui attaque les feuilles et les grappes quand il fait chaud et humide. Sans feuilles en bon état, la vigne ne fabrique plus le sucre dont les raisins ont besoin pour mûrir, et la récolte peut être ruinée en quelques semaines. Son ennemi historique est la bouillie bordelaise, un mélange de cuivre et de chaux utilisé depuis 1885.
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Un vin bio ou nature est-il vraiment sans traitement ?
Pas tout à fait. En bio, les produits de synthèse sont exclus, mais le cuivre et le soufre restent autorisés, à doses limitées. En biodynamie ou en nature, la priorité est la prévention (sol vivant, haies, tisanes de plantes). Certains vignerons peuvent uttiliser un peu de cuivre et de soufre mais vraiment en dernier recours et à très faible dose.
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Pourquoi certains vins sentent l’écurie, et peut-on les renvoyer au resto ?
Le goût d’écurie vient d’une levure sauvage, les brett, qui rappelle le cuir mouillé ou la sueur de cheval. Le défaut divise : à petite dose, certains aiment. Au resto, tu peux en général demander à remplacer une bouteille défectueuse, mais pas simplement parce que son style ne te plaît pas.
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La météo de l’année se retrouve-t-elle dans le verre ?
Oui, c’est tout le principe du millésime, c’est-à-dire l’année de récolte du raisin. Une canicule donne des vins plus alcoolisés et généralement moins acides, un gel ou une grêle réduit surtout la quantité de raisins, et un été pluvieux favorise les maladies.