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Clos de Breuilly
Le Clos de Breuilly aurait très bien pu rester un vieux chai oublié au milieu des vignes du Bourbonnais. Pendant trente ans, les portes sont restées fermées. À l’intérieur : des cuves en bois effondrées, un pressoir démonté, des tonneaux abandonnés. Et puis un jour, William découvre ce domaine endormi au détour d’une rencontre avec un vigneron de Saint-Pourçain. Coup de foudre immédiat.
Amoureux de sa région et de son patrimoine, il rachète le domaine avec son ami Ambroise avec une idée en tête : redonner vie à ce lieu chargé d’histoire, sans le dénaturer. Ensemble, ils s’entourent de Brian, jeune vigneron formé à Beaune et passé par Meursault, qui rêvait lui aussi de revenir travailler sur ses terres natales. Manu rejoint ensuite l’aventure à la vigne, puis Stéphane, qui connaissait déjà le Clos pour y avoir travaillé autrefois. Une équipe à taille humaine, soudée par la même envie : participer au renouveau de Saint-Pourçain.
Car pendant longtemps, l’appellation a traîné une image un peu poussiéreuse : celle de petits vins de comptoir simples et sans ambition. Depuis quelques années, une nouvelle génération de domaines change complètement la donne. Le Clos de Breuilly fait partie de ceux qui ont décidé de montrer un autre visage du Bourbonnais : des vins précis, vivants, gourmands, capables d’être aussi cools à l’apéro que passionnants à table. Des blancs tendus autour du Tressallier, des rouges fruités et structurés, des bulles ultra modernes… Ici, on ne cherche pas à copier les voisins prestigieux. On assume pleinement l’identité Saint-Pourçain.
Le domaine s’étend aujourd’hui sur 10 hectares d’un seul tenant, entourés de murs, à 360 mètres d’altitude, face à la chaîne des Puys. Les ceps ont parfois plus de 60 ans, les sols sont travaillés à la pioche, les rangs sont enherbés, et chaque geste est pensé pour respecter le vivant. Certifié bio depuis 2009, le Clos travaille même en suivant les cycles lunaires, à la vigne comme au chai.
Mais ce qui marque surtout quand on vient au Clos de Breuilly, c’est l’atmosphère. Le chai a gardé son immense charpente façon cathédrale, les vignerons prennent le temps d’échanger, et tout donne l’impression d’un domaine vivant, habité, profondément humain. Un endroit où l’on vient autant pour les vins que pour les gens qui les font.